vendredi 20 juillet 2007

confirmation

Et enfin,je suis arrivé à confirmer mon abonnement dans ce blog.

2 commentaires:

bechir a dit…

Guy a eu hier un peu de migraine et se trouve en retard pour ses devoirs. Comme je ne veux pas, mon cher Gustave, que vous restiez plus longtemps sans nouvelles de vos enfants, je me décide à vous envoyer moi-même notre bulletin de chaque semaine. Les deux garçons vont toujours à merveille (car l'indisposition de Guy ne peut réellement pas être comptée) et le séjour du bord de la mer, joint à la vie active que je leur fais mener, leur a réussi au-delà de toute espérance. Vous reconnaîtriez à peine Hervé, tant il est grand et fort, sans être grossi pourtant ; il se développe et se dessine, il a une apparence superbe. Guy ne grandit pas si vite et a gardé l'air plus délicat ; mais il va très bien aussi, et nous ne devons nous plaindre sous aucun rapport. Les études marchent aussi bien que possible, et nous avons eu la chance de mettre la main sur un excellent professeur. Il était grand temps de se mettre au travail, car le pauvre écolier était si faible en latin qu'on ne pouvait le considérer comme en état d'entrer en septième ; il aurait été à la queue de sa classe. La première communion nous dérange encore et cependant nous allons nous trouver en état de commencer le grec à Pâques. L'histoire va moins vite que je ne voudrais, parce que notre abbé1 est sans miséricorde, et surcharge Guy de devoirs ; mais l'essentiel est de rattraper tout le temps perdu pour ce malheureux latin, et le reste ira toujours. L'enfant prend encore des leçons de calcul et de français de Seigneuret ; il va on ne peut mieux en calcul. Enfin, tout est en bon train.
Hervé prend aussi des leçons du maître d'école, car je crois que je ne serais jamais parvenue à lui apprendre à lire ; il marche fort bien avec Seigneuret et commence à épeler très passablement. Notre temps est divisé de manière à nous laisser trois heures de liberté dans le milieu du jour, et nous en profitons pour faire de longues courses à travers les bois, sur les falaises, ou au milieu des champs. Les enfants deviennent de solides marcheurs, et les petites jambes d'Hervé font des merveilles. Le temps est presque toujours beau, et très doux.
Cette pauvre Virginie est en très mauvaise veine, ses trois enfants ont été malades ; elle-même et son mari enrhumés au point de garder le lit, et à peine tout ce monde était-il en convalescence que voilà Mme d'Harnois mère prise d'une fluxion de poitrine. Le médecin n'en paraît pas sérieusement inquiet ; mais cependant, il faut attendre pour se prononcer. Ma mère est à Fécamp, et va retourner incessamment à Bornambusc près de ma sœur qui a bien besoin d'elle au milieu de tous ces ennuis.

Anonyme a dit…

Keep up the good work.